Incapable de prendre ta pause?

Nous avons reçu plusieurs plaintes selon lesquelles certains d’entre vous ont de la difficulté à prendre leurs pauses pendant leur quart de travail. Nous tenons à vous rappeler que, conformément à la convention collective, vous avez droit à deux pauses de 15 minutes par journée de travail :

Article 25.08 – Dispositions nationales

La personne salariée a droit à deux (2) périodes de repos de quinze (15) minutes par journée de travail.

Article 9.10 – Dispositions locales

Le moment de la prise effective des périodes de repos est déterminé selon les besoins du service.
Le temps alloué est établi au prorata des heures travaillées pour les journées partielles.
Avec l’accord de son supérieur immédiat, les périodes de repos peuvent être accolées à la période de repas ou à la fin du quart de travail, à condition que le service à la clientèle ne soit pas pénalisé.

Ce que vous devez faire :

Nous vous encourageons fortement à prendre les moyens nécessaires avec votre supérieur pour que vos pauses soient effectivement prises.

Cependant, si vous êtes incapable de les prendre, vous pouvez demander que ce temps vous soit rémunéré au taux du temps supplémentaire applicable, tel que prévu par la convention collective.

Important :

➡️ L’employeur doit avoir connaissance que vous n’avez pas pu prendre votre pause.
➡️ Conservez vos échanges écrits à cet effet (courriels, messages, etc.).

Exemple concret :

Vous travaillez comme assistant en réadaptation à la RAC Lajoie de 7h à 14h45.
Vous n’avez pas pu prendre votre pause de l’avant-midi en raison d’un manque de personnel et votre chef est informé.

Dans ce cas, vous devriez être rémunéré :

  • 7h45 à taux régulier, et
  • 15 minutes à taux et demi, ou à taux double si c’est un jour férié.

En espérant que ces informations vous seront utiles. Les période de repos sont importantes pour votre santé physique et psychologique!

Pour toute(s) questions(s) à ce sujet, n’hésitez pas à communiquer avec votre représentant du Syndicat.

PH

Le point sur l’entrée en vigueur de la convention collective 2023-2028

Comme vous le savez, l’entrée en vigueur de la nouvelle convention collective et son application ont été particulièrement laborieuses.  Depuis la signature officielle, le 7 juin 2024, et ce, malgré une entente claire quant à sa mise en œuvre (article 38 des dispositions nationales), la partie patronale n’a pas respecter ses engagements dans les délais convenus.

Il en va de même pour les ententes concernant le maintien de l’équité salariale, des ajustements que plusieurs de nos travailleuses attendaient depuis 2010.

Un an plus tard, où en sommes-nous?  Voici un tableau qui présente l’état de la situation en date du 22 juillet 2025 :

À ce jour, le principal dossier non résolu demeure celui des nouvelles primes de milieu, notamment pour les soins critiques, les RAC et TGC.

Pour les autres sujets, il ne reste que la question des intérêts à verser pour les paiements en retard. Pour la majorité des cas, il s’agit de sommes modestes, variant de quelques dollars à quelques dizaines de dollars.

À suivre…

PH

Informations importantes – Le Conseil général du CPAS en bref

Les 2 et 3 avril 2025 à Laval, les membres du Conseil provincial des affaires sociales du SCFP-Québec étaient réunis en conseil général.  Voici un survol des sujets d’intérêt abordés.

1 – Kilométrage garanti

Pour les personnes dont le véhicule est requis, l’employeur interprète notre convention collective comme celle d’autres organisations syndicales, malgré des textes différents.  Nous considérons que lorsque l’employeur paie la compensation de 0,08$ (pour avoir parcouru moins de 8 000 km dans l’année) au prorata, il contrevient à notre convention collective du SCFP.  Le dossier est porté en arbitrage.

2 – Mesures disciplinaires et application de l’article 97.1 de la Loi sur les normes du travail

La Loi sur les normes du travail a été modifiée afin d’annuler l’effet des clauses d’amnistie dans les conventions collectives (retrait du dossier du travailleur d’une mesure après un an et interdiction de l’utiliser dans le futur).  Si vous avez reçu une mesure disciplinaire liée à l’un des motifs suivants : violence physique, violence psychologique ou à caractère sexuel, cette mesure restera effective de façon permanente et l’employeur pourra s’en servir contre vous pour l’éternité.

Il est donc primordial de contester par grief ces mesures et de vous assurer que le grief ne soit jamais retiré, tant que la mesure disciplinaire n’a pas été retirée ou modifiée par l’employeur ou par un arbitre de grief.

3 – Projet de loi 89 : pouvoirs extraordinaires pour le ministre du Travail

Au cours des prochains mois, la mobilisation s’intensifiera contre ce projet de loi controversé.  Le moment est particulièrement mal choisi pour le gouvernement du Québec de s’attaquer aux droits des travailleurs.

Ce projet vise à empêcher les travailleurs de négocier leurs conditions de travail et d’exercer des moyens de pression (comme la grève).  

Il est important de rappeler que notre régime législatif actuel a permis, lors de la grève du Front commun, de faire passer les augmentations de 9 % à 17 % sur cinq ans.  Et ce, tout en maintenant les services essentiels.

4 – Maintien de l’équité salariale (Catégorie 3)

Il sera important de bien vérifier vos feuillets explicatifs lorsque vous les recevrez d’ici quelques semaines.  Bien que nous croyions que le travail de l’employeur a été rigoureux, des erreurs restent possibles.

Si vous avez été en congé parental (RQAP) durant la période visée, vous devrez entreprendre des démarches auprès de l’employeur afin d’obtenir un relevé d’emploi amendé à transmettre au RQAP.  En cas de refus, contactez votre représentant syndical sans tarder.

De plus, si vous avez obtenu un nouveau poste pendant la période visée par l’entente sur l’équité salariale, il se peut que votre échelle salariale doive être ajustée, même si le nouveau poste n’était pas couvert par l’entente pour cette période.

Exemple : Une agente administrative classe 3 (échelon 5) ayant obtenu un poste de classe 2 en juin 2019 a été intégrée à l’échelon 3 (sur 6) de AA2. Avec l’entente sur l’équité, elle aurait dû être intégrée à l’échelon 5.  Cela représente une différence de presque 1 $/h pour les deux premières années (environ 3 500 $) et d’environ 0,50 $/h pour la troisième année (environ 850 $).

Nous vous invitons à faire une demande de correctif à l’employeur si ces montants n’apparaissent pas sur votre feuillet explicatif.

Aussi, vous pouvez écouter notre podcast sur la rémunération pour en connaitre plus sur les intégrations dans les échelles de salaire lors d’un changement de poste (mutation).

5 – Nouvelles primes dans la convention collective (primes à paliers)

Nous avons appris que les employés dont les CISSS et CIUSSS utilisent le logiciel de paie Medisolution ont commencé à recevoir leurs nouvelles primes.

Malheureusement, le CISSS de la Montérégie-Ouest utilise le logiciel Logibec, ce qui retardera le versement. Aucune date n’est connue pour l’instant. Soyez assurés que des griefs sont déposés et que les dommages et intérêts vous soient versés.

6 – Reconnaissance de l’ancienneté (Programme unique)

L’employeur (Santé Québec) a encore une fois fait volte-face et annoncé qu’il ne respecterait pas la date du 31 mai 2025. Ce retard contrevient clairement à la convention collective et risque de causer des préjudices aux personnes concernées.  Surveillez vos courriels pour en savoir plus!

7 – Les services de soutien à domicile

Le SCFP a déposé un mémoire dans le cadre de la consultation menée par la ministre Sonia Bélanger (aînés) sur la révision de la politique québécoise de soutien à domicile.

Le SCFP prône des soins à domicile humains, accessibles et universels. Vous pouvez télécharger le mémoire ici.

8 – Mise en place de l’autogestion des horaires

Il semble que le gouvernement Legault ait perdu de son enthousiasme pour implanter ce modèle de gestion des horaires dans le réseau.

De plus, aucune date n’est connue pour le versement de la prime d’assiduité associé à ce régime dans les services (24/7) où l’autogestion est déjà en place.

En espérant que ces informations vous seront utiles.

-PH

Montant forfaitaire de 300$ par période de 4 semaines

En vertu de la nouvelle lettre d’entente no 45, vous pourriez obtenir un montant forfaitaire pouvant aller jusqu’à 300$ par période de 4 semaines (100$ pour la première période de paie et 200$ pour la deuxième).

Cette prime « escalier » vise à récompenser l’assiduité des personnes qui travaillent à temps complet (heures prévues à votre titre d’emploi) en autogestion des horaires dans les services 24/7(Catégorie 2).

Si vous vous absentez sans autorisation ou que vous prenez des congés sans soldes, vous vous disqualifiez pour obtenir le versement du montant forfaitaire pour la période visée.  Vous devrez également recommencer le cycle au début.

Si votre absence est autorisée et rémunérée (férié, vacances, etc), vous serez payer au prorata des heures travaillées pour la période de paie visée.

PH

Importantes particularités pour les primes d’inconvénients et de milieux pour les personnes ayant le statut temps partiel

Afin d’éviter d’être pénalisé par votre statut de temps partiel, même lorsque vous travaillez à temps complet, il est important de bien inscrire toutes vos absences dans vos relevés de présence.

En effet, si vous travaillez à temps complet, vous ne devriez pas laisser des cases vides sur vos relevés de présence, car cela pourrait vous disqualifier de l’obtention des meilleurs paliers pour vos primes (soir, nuit, fin de semaine, RAC, TGC, CHSLD, soins critiques, etc.). N’oubliez pas que les heures d’absence autorisées et rémunérées sont comptabilisées pour l’obtention de ces paliers.

Par exemple, si vous prenez un congé de maladie pour motif personnel, il est important de l’inscrire dans votre relevé de présence (Code : MMP). Il en va de même pour vos congés fériés (Code : CFSS). Même si ces montants vous sont versés sous forme de bénéfices marginaux sur chacune de vos paies, il s’agit d’absences autorisées et rémunérées au sens de la convention collective.

PH

Nouveautés pour les primes TGC et RAC

Voici les explications pour la nouvelle prime en RAC et pour les nouvelles modalités d’application de la prime TGC.

1 – Pour l’admissibilité :

La prime TGC sera versée par palier sur chaque paie, en fonction du nombre d’heures par période de paie (14 jours). Voici les paliers :

– Palier 1 : 70 heures et plus = 3,5 %

– Palier 2 : Entre 42 heures et moins de 70 heures = 2,25 %

– Palier 3 : Moins de 42 heures = 1 %

Les heures comptabilisées incluent toutes les heures travaillées en régulier, ainsi que toutes les heures en absences autorisées et payées. Le temps supplémentaire, les absences et les congés sans solde sont exclus du calcul.

Les taux de ces paliers sont en vigueur depuis le 16 juin 2024, et l’employeur a jusqu’au 5 octobre 2024 pour les appliquer et verser la rétroactivité.

Les heures accumulées sous l’ancienne version de la prime TGC vous seront payées au prorata de ce que vous avez cumulé en date du 15 juin 2024.

Les travailleuses en RAC ne recevront plus la prime TGC. Cette prime est remplacée par la nouvelle prime pour les résidences à assistance continue (RAC). Cette nouvelle prime fonctionnera par paliers, de manière similaire à la prime TGC. Voici les paliers :

– Palier 1 : 70 heures et plus = 5 %

– Palier 2 : Entre 42 heures et moins de 70 heures = 3 %

– Palier 3 : Moins de 42 heures = 1 %

2 – Pour le versement :

Ces primes sont plus avantageuses que l’ancienne version, puisqu’elles s’appliquent à toutes les heures rémunérées, comme le temps régulier, le temps supplémentaire et toutes les absences et congés autorisés et payés.

De plus, une personne détenant un poste à temps complet pourra toujours convertir une partie de ces primes en 3 journées payées et chômées par année. Dans ce cas, il faudra aviser l’employeur au moins 30 jours avant le début de la période de référence, qui est du 1er juillet au 30 juin. Ces congés devront être pris après entente avec l’employeur, à l’intérieur de cette même période, sans quoi ils seront monnayés.

Voici quelques exemples :

  • Exemple 1 (Prime TGC) : Julie travaille à temps complet au CA de Châteauguay. L’employeur lui versera la prime de 3,5 % sur toutes les heures effectuées au CA.

– Exemple 2 (Prime RAC) : Julien travaille à temps complet à la RAC du Bonheur. L’employeur lui versera la prime de 5 % sur toutes les heures effectuées à la RAC.

– Exemple 3 (Prime TGC) : Julie travaille 9 jours et prend un congé de maladie payé. L’employeur lui appliquera la prime de 3,5 % sur ses 9 jours travaillés et sur son jour de congé de maladie.

– Exemple 4 (Prime TGC) : Cette même Julie décide de prendre un congé partiel sans solde d’une journée par semaine pour une période de six mois. L’employeur lui versera la prime de 2,25 % sur toutes les heures effectuées au CA pendant cette période de six mois.

– Exemple 5 (Prime RAC) : Julien travaille sa première semaine à temps complet et est en vacances pour la deuxième. Il recevra le paiement de sa prime de 5 % pour toutes les heures travaillées ainsi que pour sa semaine de vacances.

(Selon les articles 9.14, 9.19 et 9.20 des dispositions nationales de la convention collective SCFP 2023-2028)

N’hésitez pas à contacter votre représentant pour toute(s) question(s) à ce propos.

Pour voir la vidéo explicative cliquez ici.

PH

Une reconnaissance pour les travailleuses en RAC.

Après plus de 15 ans de lutte, nous assistons enfin à un début de reconnaissance pour le travail effectué dans les résidences à assistance

continue auprès de la clientèle DI-TSA. Une nouvelle prime de 5% sera appliquée dès la signature de la convention collective pour une personne à temps complet.

Vos représentants syndicaux travaillent sur ce dossier depuis 2008.

La première mesure a été introduite lors de la négociation de la convention 2010-2015 : la lettre d’entente relative à la personne salariée œuvrant auprès de la clientèle présentant des troubles graves de comportement. À ce moment, l’entente prévoyait trois mesures distinctes : 1- un congé mobile tous les 500 heures travaillées ou une prime fixe pour les personnes à temps partiel, 2- un budget pour la formation et 3- des sommes allouées pour des projets de réorganisation.

En 2016, suite au rouleau compresseur de Gaétan Barrette, seul le congé/prime a été maintenu. Cette mesure a été reconduite en 2021. La prime TGC ne représentait qu’environ 1,4% par année. Elle n’était applicable que sur les heures travaillées en milieu TGC et selon les titres d’emplois définis.

Le fort taux de dangerosité, d’agression et de blessures au travail, ainsi que l’explosion des coûts de main-d’œuvre causée par l’emploi massif de personnel d’agence, ont permis à notre comité de négociation du CPAS de présenter des arguments étayés pour la mise en place de mesures d’attraction et de rétention pour ces milieux.

Nous espérons que cette mesure concrète pourra attirer et retenir du personnel, assurant ainsi une plus grande stabilité auprès de la clientèle qui en a grandement besoin.

La question de la semaine : Quand aurons-nous nos augmentations de salaires?

Il n’y a pas de boule de cristal pour connaître la date exacte.  Toutefois, il est important de se rappeler que les augmentations négociées seront applicables rétroactivement au 1er avril 2023.

Voici donc les étapes à franchir avant de voir apparaître les sommes sur nos paies :

Premièrement, les parties vont rédiger et se transmettre les nouveaux textes.  Il y aura des corrections, ajustements et concordances à faire.  Cet exercice peut prendre de 3 à 6 mois.  En 2021, c’était 4 mois (juin à octobre).

Deuxièmement, il y aura la signature par les parties.

Et enfin, l’employeur devra appliquer la convention collective selon les modalités de l’entente de mise en application.  Pour savoir à quoi ressemble une telle entente, vous pouvez consulter l’article 37 des dispositions nationales qui s’intitule : Durée et rétroactivité des dispositions nationales de la convention collective. 

Selon la dernière entente de 2021, les ajustements des salaires et le versement des sommes rétroactives, devaient se faire entre 45(Art. 37.06) et 90(art. 37.07) jours de la signature de la convention collective.

NB. Pour les règlements des plaintes du maintien de l’équité salariale, les ajustements des taux devraient se concrétiser simultanément à ceux de la convention collective.  Cependant, il peut s’écouler jusqu’à un an avant d’obtenir les sommes rétroactives avec les intérêts.

PH

Outil de calcul de votre taux horaire

Nous avons créé un outil PDF (non officiel) pour vous permettre de calculer l’effet des augmentations de salaires sur votre taux horaire. L’outil tient aussi compte des changements ainsi que de l’entente de maintien de l’équité salariale pour les personnes visées de la catégorie 3. Vous n’avez qu’à chercher votre titre d’emploi dans le document et cliquer dessus. Vous verrez apparaître les nouvelles échelles de salaires valides jusqu’au 31 mars 2028.